Me voilà de retour à New York après une longue absence, dans un pays où pour des raisons professionnelles et personnelles, j’ai passé seize années de ma vie. Je suis conscient de mes biais, que ce soit mon attachement à la civilisation européenne qui, n’en déplaise au secrétaire d’État Rubio, ne se confond pas avec la civilisation américaine ou mon accent français qui ne concerne pas seulement ma prononciation de l’anglais. Mes conclusions sont donc inévitablement contestables
Première évidence, la polarisation extrême du pays. J’ai connu des États-Unis où les appartenances aux deux partis procédaient souvent plus d’un héritage familial que d’un choix politique réfléchi, où elles ne pesaient guère dans les relations personnelles. La politique figurait rarement dans les conversations amical…
