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Le Figaro : Gérard Araud « Eloge du diplomate aux mains sales »

Interview de Charles Jaigu, journaliste au Figaro, sur le dernier ouvrage de Gérard Araud « Henry Kissinger, le diplomate du siècle » édité chez Tallandier

Admirateur du quasi centenaire Henry Kissinger, Gérard Araud restitue finement l’homme et sa doctrine réaliste, au service d’un seul objectif: éviter le chaos.


L’ancien ambassadeur aux Nations unies et à Washington, désormais «retraité» depuis trois ans a décidé de ne pas rester en retrait ni en retraite. Il écrit des livres pour expliquer la diplomatie à ceux qui ne voient pas à quoi elle peut bien servir, il collabore, occasionnellement, à des cabinets de conseil, mais aussi à l’hebdomadaire Le Point, il se répand sur Twitter. Gérard Araud est de l’école des libéraux réalistes. Il croit en l’effet bénéfique de la circulation des biens et de personnes, mais il ne croit guère qu’un diplomate doive se transformer en avocat des droits de l’homme ou en édificateur de démocraties. Le wilsonisme et ses variantes néoconservatrices, très peu pour lui. L’idée d’un ordre international régi par un état de droit est une fiction, fait-il remarquer lors de notre conversation: il n’existe aucun gendarme onusien des nations et des Empires. Un exemple? même sans l’imprimatur de l’ONU, les États-Unis envahissent l’Irak, et font ce qu’ils veulent sur le terrain. Son premier livre, Passeport diplomatique (Ed. Grasset), était la chronique d’un métier d’ambassadeur, parfois mobilisé sur des négociations surchauffées, comme ce fut le cas pour lui en 2003, quand la France refuse l’intervention. «C’est presque une profession libérale. Chaque ambassadeur gère sa petite entreprise», résume-t-il avec une pincée d’accent de Marseille, sa ville natale.

Pour lire l’article en entier :

Le Figaro

Si vous souhaitez organiser une conférence avec Gérard Araud, contactez Jean-Michel Dardour au 06 88 09 09 79.